Alors que les accusations de Coline Berry ont une nouvelle fois secoué l’opinion publique, la réaction de l’entourage de Richard Berry n’a pas tardé à relancer la polémique. Plus particulièrement, l’épouse du comédien est sortie du silence en prenant publiquement sa défense avec des mots extrêmement forts, ouvrant une confrontation particulièrement tendue sur les réseaux sociaux…
« Venir ici, c’est accepter de revenir dans des endroits de soi que l’on a passé sa vie à essayer de contourner », a déclaré Coline Berry devant les députés. Le mercredi 29 avril, la fille de Richard Berry et de Catherine Hiegel était auditionnée devant la commission d’enquête sur les violences sexuelles incestueuses. En janvier 2021, elle avait déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris, accusant son père ainsi que son ancienne belle-mère, Jeane Manson, de viols, agressions sexuelles et corruption de mineur. Devant l’Assemblée nationale, elle a une nouvelle fois renouvelé ses accusations d’inceste à l’encontre de son père.

« J’ai été victime d’inceste paternel durant mon enfance, je n’ai pas eu de mère protectrice et j’ai dû me tourner vers la justice à l’âge adulte », a-t-elle affirmé. « Je suis née dans la violence. Avant même ma naissance, mon père avait fracassé la tête de ma mère contre un lavabo, puis l’avait frappée alors qu’elle était enceinte de sept mois. Il lui a porté des coups au ventre et lui a perforé un tympan. C’est dans cette violence que je suis venue au monde. »
Elle évoque également une profonde emprise psychologique. Dans sa famille — ou plutôt « son clan », comme elle préfère le nommer —, « le silence face aux violences était la règle ». Coline Berry raconte avoir tenté d’alerter dès l’âge de trois ans : « J’ai parlé avec mon corps, en reproduisant sur ma mère les gestes que mon père m’imposait. C’était ma manière de parler. » Sa mère aurait alors confronté Richard Berry, avant d’être insultée. « J’ai compris à trois ans que parler ne suffisait pas. »
« J’ai grandi sans repère de l’intime »
Coline Berry décrit alors des « viols répétés, presque chaque week-end ». Elle explique conserver encore aujourd’hui « les odeurs, les sensations, les images », autant de souvenirs qu’elle dit impossibles à effacer.

Selon elle, l’inceste allait bien au-delà des actes eux-mêmes : « Ce n’était pas seulement des gestes. C’était un climat. Une imprégnation constante. Il y avait l’absence totale de pudeur, les corps exposés, les portes ouvertes, l’absence de limites. J’ai grandi sans repère de l’intime, sans protection. »
Elle affirme avoir tenté de se protéger. À dix ans, elle aurait cessé de s’alimenter durant les vacances pour être renvoyée chez sa mère. Elle raconte aussi avoir installé une sorte de toile autour de son lit pour empêcher son père de l’approcher la nuit.
« Ce qui me frappe aujourd’hui, c’est à quel point j’étais seule pour sauver ma peau », confie-t-elle.
Elle dit avoir parlé à son pédiatre, qui souhaitait signaler les faits, mais que sa mère s’y serait opposée par peur : « Ma parole contre celle d’un homme connu et puissant. »
« On ne parle que lorsqu’on se sent protégé »
Coline Berry assure avoir tenté d’en parler à plusieurs reprises, notamment à 20 puis à 38 ans. Selon elle, la seule réponse de son père aurait été la menace de rupture définitive.
« On ne parle que lorsqu’on se sent protégé, ou lorsqu’on imagine qu’on va enfin l’être », explique-t-elle.
Elle affirme également que les traumatismes subis auraient conduit à une répétition de violences dans sa vie, évoquant notamment un viol présumé commis par son professeur d’équitation à l’âge de 14 ans.
Bien qu’une enquête ait été ouverte après sa plainte déposée en 2021, celle-ci a été classée sans suite en août 2022 pour prescription.
Coline Berry affirme toutefois que de nouveaux éléments seraient apparus depuis, évoquant également le témoignage de sa demi-sœur Mila Berry Louange, entendue enfant. Elle rapporte que celle-ci décrivait certains gestes et baisers qu’elle juge aujourd’hui profondément préoccupants.
« La limite est clairement franchie »

Après avoir vu sa fille mentionnée dans ce témoignage, Pascale Louange, épouse de Richard Berry, a réagi avec virulence sur Instagram :
« STOP ! Coline Berry, la limite est clairement franchie. Cette limite, c’est ma fille. »
Elle accuse Coline Berry de « construire une posture de victime reposant uniquement sur ses propres mensonges ». Selon elle, sa fille est « heureuse, épanouie » et doit être tenue à l’écart de cette affaire.
Pascale Louange va plus loin en dénonçant ce qu’elle qualifie de « faux récit ». Elle affirme que Coline serait capable de « mentir sur tout et pire encore, de finir par croire à ses propres mensonges ».
Elle a également salué « le courage de Richard Berry de garder le silence » face à ces accusations.”Coco la Mytho” Une heure plus tard, Marie Berry, la sœur du comédien de 75 ans, publie elle aussi un texte sur Instagram. Elle s’adresse directement à sa nièce, qu’elle accuse de “mensonges” répétés depuis l’enfance – “on te surnommait affectueusement ‘Coco la Mytho’”.
Marie Berry accuse sa nièce d’avoir développé une “jalousie exacerbée” pour les compagnes de son père et pour les enfants qu’il a eus avec elles (en tout, l’acteur a trois filles de mariages différents, Coline étant l’aînée). En accusant son père, Marie Berry estime que sa nièce “franchi[t] une limite inacceptable”. Au-delà de rejeter les accusations de Coline Berry, la sœur du comédien assure que ce dernier est un père “profondément investi, attentif et protecteur – un vrai papa poule”. Elle nie également l’idée selon laquelle le don de rein que lui a fait Richard Berry en 2005 “aurait eu pour but de la faire taire”: “quelle horreur”, s’offusque-t-elle. “Encore un besoin de te victimiser” Dans son texte, la tante de Coline Berry met en doute les paroles de sa nièce sur un diagnostic de sclérose en plaques ainsi que sur un viol que lui aurait fait subir un professeur d’équitation quand elle avait 14 ans. “Je m’étonne aujourd’hui que tu protèges encore ton vrai violeur. Pas de nom, pas d’adresse, pas de plaintes? Pas de prof d’équitation peut-être?”, demande-t-elle avant d’écrire: “encore un besoin de te victimiser”.
Richard Berry de retour sur scène un an et demi après une enquête le visant classée sans suite “Il cogne ma tête”: Catherine Hiegel, mère de Coline Berry, dit avoir été victime de violences conjugales La plainte déposée en 2021 par Coline Berry contre son père et Jeane Manson – compagne de Richard Berry pendant la période incriminée – a été classée sans suite en 2022 par le parquet de Paris pour prescription.

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