Dans un entretien accordé à Paris Match ce jeudi 30 avril, Reem Kherici s’est livrée avec franchise sur sa vie sentimentale.

Dans cette interview publiée le même jour, la réalisatrice s’exprime avec une sincérité désarmante sur sa vision de l’amour… ainsi que sur sa récente séparation. Elle révèle s’être séparée de Gilles Lemaire, le père de ses deux enfants, depuis l’été 2025. Une rupture sans éclat, marquée par le respect et l’affection. « On s’adore. Je l’aimerai toute ma vie. Mais j’ai besoin de paix. Lui ou un autre, ce serait pareil », confie-t-elle.

L’actrice assume pleinement son besoin d’indépendance. « Je ne suis pas faite pour vivre avec quelqu’un », affirme-t-elle sans détour. Une philosophie de vie qui éclaire également son rapport au mariage. « J’ai refusé toutes les demandes en mariage de mes compagnons », révèle-t-elle. Endosser le rôle de « femme de » ne lui correspond pas. « Si un jour je me marie, ce sera pour faire quelque chose que je n’ai jamais fait. Mais je ne t’appartiendrai jamais », insiste-t-elle.

Pourtant, dans un épisode du podcast Sphere 5, Reem Kherici s’est longuement confiée sur la relation unique qu’elle entretient avec Philippe Lacheau.

La comédienne évoque un lien profond avec son complice de longue date, soulignant une complicité rare forgée au fil de plus de vingt ans de collaboration. De Chien et Chat à 3 Jours max, en passant par Alibi.com 2 et Nicky Larson et le Parfum de Cupidon, les deux artistes ont enchaîné les projets à succès, pour le plus grand plaisir du public.

Le 4 février dernier, ils étaient d’ailleurs de retour sur grand écran avec un nouveau projet, Marsupilami, aux côtés de figures incontournables comme Jamel Debbouze, Jean Reno ou encore Alban Ivanov.

« Ma première âme sœur, c’est Philippe Lacheau »

Il existe manifestement un lien très particulier entre eux. Et pour l’actrice de 43 ans, une chose est certaine : son partenaire « fera toujours partie de (s)a vie ».

Dans le podcast Sphere 5, elle n’hésite pas à qualifier Philippe Lacheau d’« âme sœur » :

« Je crois que ma première âme sœur, c’était Philippe Lacheau, mon partenaire de travail depuis plus de 22 ans. On se connaît de manière très intime ; parfois, on n’a même pas besoin de se parler… Il sera toujours dans ma vie. Même si un jour nous ne travaillons plus ensemble, pour quelque raison que ce soit, il sera toujours là, et je l’aime profondément. »

« On a tous une âme »

Au cours de cet échange, Reem Kherici explique également avoir rencontré d’autres personnes qu’elle considère comme des « âmes sœurs », ou du moins comme des êtres « à la même fréquence » qu’elle.

« Il y a des gens qui, dans leur insécurité, me touchent profondément. Parce que j’arrive à percer leur âme et à aller plus loin… Nous sommes tous des êtres dotés d’une âme, et c’est cela qu’il faut aller chercher. Ce n’est pas facile, car nous portons des masques, des vêtements, du maquillage, nous disons parfois des choses fausses… mais parfois, le regard ne ment pas, la vibration de la voix non plus. »

Un témoignage fort, qui a rapidement suscité de nombreuses réactions.

Plus récemment, la réalisatrice a également porté un projet marquant : son film Pour le plaisir, qui raconte l’histoire de la création du Womanizer — un sextoy révolutionnaire ayant permis à de nombreuses femmes de se réapproprier leur vie sexuelle.

Au départ, elle avait pourtant refusé de réaliser ce film. Après avoir lu le scénario de David Solal et Gari Kikoïne, elle s’était exclamée : « Mais ils sont fous ! Je ne pourrai jamais traiter un tel sujet. » Le projet consistait à raconter l’histoire de l’inventeur du Womanizer, un produit innovant vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde. « Cela me paraissait impossible, sans doute à cause de mon éducation », reconnaît-elle.

Mais ce qui l’a le plus troublée, c’est la violence de sa propre réaction. « Je suis quelqu’un de très introspectif, alors je me suis demandé pourquoi ce sujet me mettait aussi mal à l’aise. » Elle a alors commencé à creuser : l’histoire, la religion, les normes sociales… tout y est passé, à commencer par son propre héritage.

Élevée dans une famille « extrêmement conservatrice », la cinéaste a grandi avec une vision culpabilisante du corps et du désir. « On ne m’a jamais autorisée à parler de plaisir. C’était un péché, quelque chose de sale, réservé aux filles ‘de mauvaise vie’. » Évoquer les tabous et les interdits pesant sur les femmes est alors devenu une véritable obsession. Ce qui devait être une simple comédie s’est transformé en un manifeste à la fois thérapeutique et féministe : « Cela fait deux mille ans que le corps des femmes est contrôlé. »

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