Âgé de 15 ans et en classe de quatrième, Elidja a été abattu jeudi soir, dans le quartier Port Boyer de Nantes. Si la fusillade semble liée au narcotrafic, rien n’indique que l’adolescent était impliqué dans ces affaires.lire plus tard275 commentairespartager

L’enquête se poursuit, deux jours après la fusillade qui a fait un mort à Nantes, un adolescent de 15 ans, dans un hall d’immeuble du quartier populaire de Port Boyer. Deux autres garçons de 13 et 14 ans sont gravement blessés. Les deux auteurs sont toujours recherchés, après avoir pris la fuite en scooter.
À quelques pas de la scène du drame, se trouve le quartier de Ranzay, que fréquentait l’adolescent décédé. Une grande place arborée avec un terrain de football, c’est là qu’Elidja rejoignait parfois ses copains du collège Libertaire-Rutigliano. “Quand on sort, d’habitude on est agités, on s’amuse. Là ce n’est pas comme les autres matins. On ressort avec la pensée vide, sans les mots, toujours dans nos pensées”, confie Adem, casquette de travers, en s’appuyant sur sa trottinette à l’arrêt.
“Un garçon gentil et appréciable”
Assis sur un banc, ses copains Zaccharia, Lucas et Timaï se demandent comment rendre hommage à Elidja. “On peut faire ça devant le collège. On met des fleurs par terre“, lance l’un d’eux. Ils montrent une photo de l’adolescent de quatrième, bonnet, mou boudeuse et visage rond. “C’était un garçon gentil et appréciable. Tout le monde l’aimait bien, il n’avait pas de problème. Il était là quand il y avait besoin“, fait remarquer Adem.
“Quand il y avait des embrouilles, il était présent. Il essayait de régler les problèmes”Adem, camarade d’Elidja
à franceinfo
Les quatre adolescents ont aussi croisé Elidja sur les tatamis de ju-jitsu brésilien, le JBB. Une pratique qu’il tenait de son père. “Je me rappelle qu’à l’entraînement, j’avais fait une maîtrise contre lui. On faisait des sparrings entre nous, on était toujours dans le fair-play, ça se passait bien”, raconte Adem.
“C’est incroyable que ça tombe sur lui”

En classe Elidja n’était pas le meilleur reconnaît l’un de ses camarades : “Parfois il était agité, mais ça, c’est normal. En classe, quand c’était le bordel il était là, ce n’était pas le plus sage.” Chahuteur oui, mais délinquant, impossible d’après ces garçons. Alors que les auteurs de la fusillade semblent liés au narcotrafic, l’adolescent “n’était pas quelqu’un comme ça“, assurent ses camarades.
Même son de cloche pour Sonia, une amie de sa mère, croisée à Port Boyer. Elle parle d’une famille structurée et d’”un enfant hyper gentil, poli“. “Il faisait des activités périscolaires, ajoute-t-elle. Il était toujours avec sa famille, ses parents, hyper entouré, hyper encadré. C’est incroyable que ça tombe sur lui. On ne comprend pas ce qu’il s’est passé, s’il a été confondu.” Pendant sa visite dans le quartier vendredi, le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs précisé que rien n’indiquait que les adolescents visés par les tirs étaient liés au trafic de drogues.
Il s’appelait Elidja. Il avait tout juste 15 ans et a été tué, jeudi 14 mai, à Nantes, lors d’une fusillade qui a aussi fait deux blessés graves, âgés de 13 et 14 ans.
Le jeune garçon, scolarisé en classe de 4e au collège Libertaire-Rutigliano, est mort sous les balles de “deux tireurs” qui ont “rafalé à l’aveugle” sur un groupe d’adolescents, selon les mots du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Des faits commis sur fond de narcotrafic, à proximité d’un point de deal très convoité. Mais cela “ne veut pas dire que les individus qui ont été touchés étaient liés au trafic” eux-mêmes, y compris l’adolescent tué, avait insisté le procureur.
“Pas de problème”
“Quand il y avait des embrouilles, il était présent. Il essayait de régler les problèmes” a assuré Adem, un camarade d’Elidja, à nos confrères de franceinfo. “C‘était un garçon gentil et appréciable. Tout le monde l’aimait bien, il n’avait pas de problème. Il était là quand il y avait besoin.”

Quant au narcotrafic qui a possiblement dicté cette fusillade, selon plusieurs copains de la victime, il “n‘était pas quelqu’un comme ça. Ils évoquent simplement un ado qui “n’était pas le plus sage en classe” mais loin d’être un délinquant.
Elidja était aussi connu pour sa pratique du ju-jitsu brésilien, discipline héritée de son père. Adem a d’ailleurs dit à franceinfo: “à l’entraînement, j’avais fait une maîtrise contre lui, on faisait des sparrings entre nous, on était toujours dans le fair-play, ça se passait bien”.
Une amie de la maman d’Elidja a évoqué auprès de nos confrères un “enfant hyper gentil, poli qui faisait des activités périscolaires”. Selon cette dame, “il était toujours avec sa famille, ses parents, hyper entouré, hyper encadré. C’est incroyable que ça tombe sur lui. On ne comprend pas ce qu’il s’est passé, s’il a été confondu.“
Selon Ouest France, Elidja comptait fêter ses 15 ans à la fin du mois, entouré de ses amis et proches, qui le décrivent comme un blagueur sociable et drôle. Tous ceux qui le pleurent aujourd’hui.

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